Conseils solaires

Fin ARENH 2026 : impact TPE/PME et solutions solaires

Vue aérienne de la Criée du Guilvinec avec une large toiture couverte de panneaux solaires photovoltaïques.
Table des matières

Depuis le 1er janvier 2026, un mécanisme-clé du marché français de l’électricité a disparu : l’ARENH (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique) s’est arrêté au 31 décembre 2025, comme l’indique la Commission de régulation de l’énergie (CRE).
Pour beaucoup de TPE/PME, ce changement ne se résume pas à une ligne de plus dans la réglementation : il ravive une question très simple, très “terrain”… comment garder une facture lisible quand la partie “fourniture” dépend davantage du marché et des contrats ?

Dans ce contexte, une réponse revient de plus en plus souvent chez les pros : produire une partie de son électricité sur site via l’autoconsommation solaire (toiture, ombrières, carports), parfois complétée par du stockage et/ou de la recharge de véhicules électriques.

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En bref (à retenir en 30 secondes)

  • L’ARENH s’est arrêté au 31/12/2025 ; nouveau cadre depuis 01/01/2026.

  • Le VNU (Versement nucléaire universel) fait partie du cadre “post-ARENH”.

  • Pour les entreprises, l’enjeu est surtout la visibilité et la maîtrise du coût énergie.

  • L’autoconsommation solaire réduit la part d’électricité achetée au réseau : kWh produit = kWh non acheté.

  • La bonne approche : comparer des scénarios (toiture / ombrières / IRVE / stockage) plutôt qu’un “prix au kWc”.

Fin ARENH : ce qui change depuis le 1er janvier 2026

L’ARENH permettait aux fournisseurs alternatifs d’accéder à une partie de l’électricité nucléaire historique d’EDF à un prix régulé. Sa fin au 31 décembre 2025 ouvre une période dite “post-ARENH”.

Pour accompagner ce nouveau cadre, la CRE rappelle qu’un dispositif de protection a été prévu : le Versement nucléaire universel (VNU), inscrit dans le Code de l’énergie.
En clair, on quitte un système où une partie de l’approvisionnement était “encadrée en amont”, pour un cadre où l’approvisionnement se fait davantage sur le marché, avec un mécanisme de protection qui ne fonctionne pas de la même manière.

Dit autrement : une entreprise ne pilote pas la réglementation — mais elle peut piloter une stratégie. Et le premier levier, le plus simple à comprendre, consiste à réduire la quantité d’électricité qu’elle doit acheter.

Facture d’électricité des entreprises : la recherche de visibilité redevient une priorité

Une facture d’électricité “pro” se joue sur plusieurs étages : fourniture, acheminement, taxes. Dans la réalité, c’est souvent la composante “fourniture” qui cristallise le plus d’incertitude : indexation, renouvellement, structure de prix, clauses.

Le post-ARENH n’implique pas une hausse uniforme pour tous. Il rappelle surtout que la visibilité dépend davantage du contrat et du profil de consommation du site. D’où l’intérêt grandissant des stratégies de maîtrise “physiques”, indépendantes des discours commerciaux : réduire le volume acheté au réseau.

Pour comprendre les options selon votre activité : photovoltaïque entreprise & autoconsommation

TPE au tarif réglementé : “Je suis protégé”… vraiment ?

La réponse dépend de votre situation (contrat, puissance, structure de prix). À noter : certaines entreprises peuvent encore bénéficier des tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE), mais sous conditions. Service-public indique notamment les critères TPE (moins de 10 personnes, seuils financiers) et la condition de puissance ≤ 36 kVA pour les sites concernés.

Même quand on est au TRVE, la question de fond reste la même : réduire le volume d’électricité acheté, c’est réduire l’exposition à ce qui se passe “à l’extérieur” (contrats, marché, renouvellements). Et c’est précisément sur ce terrain que l’autoconsommation prend tout son sens.

Autoconsommation solaire : “du bon sens opérationnel” pour beaucoup de pros

Sur le papier, l’autoconsommation est un principe très facile à comprendre :
chaque kWh produit et consommé sur place, c’est un kWh de moins acheté au réseau.

Et pour beaucoup d’entreprises, le solaire “colle” à la réalité du quotidien : on consomme souvent en journée (machines, froid, bureaux, ventilation, production, cuisine…), pile quand les panneaux produisent le plus. Résultat : une partie de l’électricité solaire peut être autoconsommée “naturellement”, sans changer l’organisation.

 

Toiture, ombrières, IRVE, stockage : le solaire pro ne se limite plus au toit

Ces dernières années, les projets pros se diversifient. On ne parle plus uniquement de panneaux sur un hangar.

La toiture photovoltaïque (le grand classique)

Souvent la première piste : surface disponible, installation directe, autoconsommation sur les heures d’activité.

Les ombrières et carports solaires (quand le parking devient un atout)

Quand la toiture est limitée, le parking peut devenir une surface productive. Et l’ombrière ajoute un bénéfice très concret : ombre, protection, confort.

Les bornes de recharge (IRVE) couplées au solaire

Pour une flotte, des utilitaires, des commerciaux… la recharge devient un poste à organiser. Couplée à une production locale, elle peut renforcer la logique “je consomme ce que je produis”.

La batterie de stockage (utile… quand elle a un vrai rôle)

La batterie n’est pas automatique. Elle devient intéressante si elle aide vraiment à augmenter l’autoconsommation (décalage d’usage), à lisser certains pics ou à répondre à une contrainte d’exploitation.

Comment savoir si c’est intéressant ? L’importance de comparer des scénarios

Côté pros, le risque classique, c’est de se décider sur un “prix standard” sans regarder le fonctionnement réel du site. Un chiffrage sérieux repose généralement sur :

  • votre profil de consommation (jour/nuit, saisonnalité, pics)

  • vos surfaces (toiture, parking) et contraintes (structure, urbanisme, sécurité)

  • vos contraintes électriques (raccordement, puissance souscrite, tableau, IRVE)

  • votre objectif (baisser la facture, stabiliser, recharger une flotte, valoriser le parking)

  • plusieurs scénarios comparables (PV seul, PV + stockage, ombrières, PV + IRVE)

C’est souvent là que la différence se fait : un projet “posé” versus un projet “pensé pour l’exploitation”.

 

À retenir

  • L’ARENH s’est arrêté au 31 décembre 2025.
  • Depuis le 1er janvier 2026, le cadre post-ARENH intègre notamment le VNU, prévu par les textes et présenté par la CRE.
  • Pour les petites entreprises, l’enjeu n’est pas de “deviner le marché”, mais de reprendre une part de contrôle : produire sur site, autoconsommer, piloter ses usages.

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